Cybèle, déesse mère, en grec ancien “gardienne des savoirs”, détentrice des clés de la Terre et de ses richesses.
Elle personnifie la nature sauvage. Des Cybèles si belles. Cette égérie qui, par son nom même questionne la femme, la beauté et les notions du paraître et de l’être.
Qu’en est-il de nous Cybèle, d’aujourd’hui ?
Le propos d’un esthétisme libéré nous serait-il devenu exotique voir improbable ?
Avons-nous encore le désir secret de paraître soi-même en toute liberté ? De débrider l’imaginaire en cherchant le révélateur de notre beauté personnelle. Il est plaisant de s’autoriser à désobéir avec malice aux règles de la bienséance, de réagir avec humour et dérision aux principes imposés, de dynamiser le corps pour rayonner.
Vivre libre, avec ou sans complexes. Apparaître pour faire émerger un présent éternel.
J. et T. Rivet

Dans cette exposition, Thiphaine Rivet propose des réponses à ce détournement esthétique.
Pour se faire, elle appuie sa recherche sur des matériaux trouvés sans qualités apparentes, des agencements d’images, des parures de Cybèle, un film. Toujours en quête d’un sens à enchanter le présent, à réenchanter le regard que l’on porte sur nous et sur ce qui nous entoure.
D’un rien on se révèle…