Cybèle

« Dès les années 1990 à Paris, Thiphaine Rivet est formée aux techniques cinématographiques. Au gré de ses rencontres et toujours avec le même enthousiasme, elle développe alors, sa propre recherche avec un intérêt tout particulier pour traiter par l’image des sujets décalés, absurdes même. Par ailleurs, elle participe activement à la réalisation et à la production de documentaires sur l’Art contemporain notamment en région nantaise. Une multitude de sujets retiennent son attention, forgent son engagement et son expérience artistique. Elle adapte alors ses thèmes à des supports bien différents allant de l’image fixe aux dessins brodés. Apparaissent aussi, des formes informes tricotées appelées “choses” puis, des bandes de plâtre ajustées au corps, rehaussées de broderies fines, “les parures” elles reflètent la personnalité et les aspirations de chacun. Toutes ces recherches ont un sens commun, favoriser la rencontre et la communication au-delà du langage. » J. R.
Cybèle, déesse mère, en grec ancien “gardienne des savoirs”, détentrice des clés de la Terre et de ses richesses.

Elle personnifie la nature sauvage. Des Cybèles si belles. Cette égérie qui, par son nom même questionne la femme, la beauté et les notions du paraître et de l’être.

Qu’en est-il de nous Cybèle, d’aujourd’hui ?
Le propos d’un esthétisme libéré nous serait-il devenu exotique voir improbable ?
Avons-nous encore le désir secret de paraître soi-même en toute liberté ? De débrider l’imaginaire en cherchant le révélateur de notre beauté personnelle. Il est plaisant de s’autoriser à désobéir avec malice aux règles de la bienséance, de réagir avec humour et dérision aux principes imposés, de dynamiser le corps pour rayonner.

Vivre libre, avec ou sans complexes. Apparaître pour faire émerger un présent éternel.
J. et T. Rivet

Exposition Cybele, Thiphaine Rivet 2012

Exposition Cybèle – 2012

Dans cette exposition, Thiphaine Rivet propose des réponses à ce détournement esthétique.
Pour se faire, elle appuie sa recherche sur des matériaux trouvés sans qualités apparentes, des agencements d’images, des parures de Cybèle, un film. Toujours en quête d’un sens à enchanter le présent, à réenchanter le regard que l’on porte sur nous et sur ce qui nous entoure.
D’un rien on se révèle…